
Alors que le génocide se poursuit en Palestine et que l’offensive impérialiste s’est étendue au Liban et en Iran, l’Etat français intensifie sa politique de répression de la solidarité anti-impérialiste.
L’infraction « d’apologie du terrorisme » a été mobilisée massivement depuis deux ans pour écraser toute parole contestatrice. Il s’agit désormais d’une véritable arme de destruction massive contre la liberté d’expression qui cible des responsables politiques, syndicaux et associatifs comme Anasse Kazib. Ce sont aussi Jean-Paul Delescaut, Olivia Zemor, Omar Alsoumi et Ramy Shaath, ou encore Rima Hassan.
Dans ce contexte, le 25 juin prochain, deux militants de Révolution Permanente seront jugés pour « apologie du terrorisme », dont son porte-parole, cheminot, militant syndical SUD Rail et candidat à la présidentielle, Anasse Kazib.
Poursuivre le porte-parole d’une organisation politique nationale est un précédent politique grave. Il s’agit d’un véritable test pour l’État : s’il aboutit à une condamnation, pouvant aller jusqu’à 7 ans de prison, personne ne sera à l’abri de procédures qui permettent de condamner des opposants.
À Strasbourg aussi, le mouvement pour la Palestine est confronté à une répression systématique entre violences policières contre des lycéens et étudiants, perquisitions et poursuites de militants comme G Cardoen le ler juin, pression de la nouvelle maire Catherine Trautmann contre le concert de Médine le 17 juin. Pour mettre un coup d’arrêt à ce saut répressif, il est plus qu’urgent de construire une réponse large et sérieuse et faire front pour obtenir la relaxe d’Anasse Kazib. Rappelons au gouvernement que lorsqu’il s’en prend à l’un d’entre nous, c’est tous ensemble que nous ripostons !
Le 25 juin prochain à Paris et le 24 juin à Strasbourg comme partout en France, mobilisons nous massivement pour exiger la relaxe d’Anasse et faire du procès des militants de RP le procès de la répression du soutien à la Palestine et du génocide !
Soutenir la Palestine n’est pas un crime !
