
Dans le cadre de sa campagne « Subvertir Octobre rose« , voici un flyer A5 à distribuer sur les lieux de travail et s’études ou lors d’évènements autour de Octobre rose. Parce qu’il est temps que le cancer du sein soit reconnu comme maladie professionnelle !
Octobre rose est une campagne mondiale de communication destinée à sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche. A cette occasion diverses manifestations sont organisées. Sous couvert de s’intéresser à la santé des femmes, c’est une opération commerciale qui redore l’image de certaines entreprises et incite à consommer au lieu de se pencher sur les origines environnementale et professionnelle des cancers.
Des chiffres édifiants
- 1 femme sur 8 sera touchée au cours de sa vie
- 1er cancer chez les femmes (61 000 nouveaux cas par an)
- 1ère cause de motalité par cancer chez les femmes (12 000 décès par an)
Les femmes ne tombent pas malade par hasard !

Les causes professionnelles et environnementales du cancer du sein restent largement invisibilisées.
Produits chimiques, pesticides, rayonnements, perturbateurs endocriniens, PFAS, poussières, travail de nuit et horaires atypiques : les expositions sont nombreuses, notamment dans des métiers très féminisés comme le soin, le nettoyage, les laboratoires, l’industrie, l’agriculture, la coiffure ou encore dans le transport aérien.
Et malgré des connaissances scientifiques qui progressent, le cancer du sein n’est toujours pas reconnu comme maladie professionnelle. Cette absence au tableau des maladies professionnelles pour les cancers du sein contraint les victimes à des démarches longues et éprouvantes.
Un discours bien rodé sur les comportements individuels, qui ignore la possible origine professionnelle !
On nous parle d’alimentation, d’activité physique, de poids, de « bonnes habitudes »…
- Mais qui parle des produits cancérogènes ?
- Qui parle des expositions professionnelles ?
- Qui parle des conditions de travail ?
- Qui parle de l’impact du travail de nuit et des horaires postés ?
Il est plus facile d’inciter à une mammographie ou de culpabiliser les comportements individuels que de supprimer les risques à la source.
Ce n’est pas aux femmes de s’adapter à un travail dangereux.
C’est le travail qu’il faut transformer.
Solidaires revendique :
- la reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle ;
- la reconnaissance de la poly-exposition dans les maladies professionnelles ;
- la suppression des expositions aux produits cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques ;
- la limitation et, partout où c’est possible, la suppression du travail de nuit ;
- des examens et dépistages de prévention sur le temps de travail, sans perte de salaire ;
- un suivi médical renforcé et durable des personnes exposées ;
- davantage de moyens pour la médecine du travail et l’Inspection du travail ;
- → une recherche publique sur les causes professionnelles et environnementales des cancers, qui prenne enfin en compte les différences de genre.
