[SUD EDUCATION] En lutte avec les lycéen.nes et les étudiant.es mobilisé.es ! Contre la répression policière !

Les revendications du mouvement lycéen sont claires : augmentation des moyens, rénovation du bâti scolaire, allègement des classes, lutte contre les discriminations, fin de Parcoursup, et réorganisation des emplois du temps rendus inhumains par la réforme Blanquer.

Le gouvernement a décidé de réprimer leur contestation dans la violence : charges, matraquages, gazages, tirs de LBD, le plus souvent sans sommation, interpellations violentes avec placage ventral ou clé de bras, gardes à vue… Tout est bon pour terroriser les lycéen.nes et écraser le plus rapidement possible le mouvement.

Il faut cesser de violenter, traumatiser, blesser, intimider et réprimer la jeunesse.
Il faut l’écouter une bonne fois pour toutes !



Mardi 29 septembre 2026
France : 440 interpellations (« principalement des mineur.es).
Strasbourg : 3 interpellations. Mulhouse : 12 gardes à vue.

Mercredi 30 septembre 2026
France : 625 interpellations.
Bas-Rhin : 17 interpellations, 16 gardes à vue. Haut-Rhin : 21 gardes à vue.

Jeudi 1er octobre 2026
France : 1949 interpellations.
Bas-Rhin : 36 gardes à vue. Haut-Rhin : 35 interpellations, 25 gardes à vue.

Vendredi 2 octobre 2026
France : 1747 interpellations.
Bas-Rhin : environ 20 gardes à vue. Haut-Rhin : 31 interpellations, 15 gardes à vue.


En France, plus de 5000 interpellations & 1800 gardes à vue au 2 octobre.


Ces témoignages nous sont parvenus durant la seule matinée du 2 octobre qui a précédé la rédaction de ce communiqué. La plupart ne concernent que le 1er et le 2 octobre et ont été déposés par les manifestant.es et les militant.es de nos organisations qui ont eu le temps et l’énergie de les rédiger.

Lycée Marie Curie, Strasbourg
1er octobre
Des parents présents relatent une dispersion très violente de groupes de lycéens dans le parc voisin de la Citadelle, des tirs de lacrymogènes dans des groupes de personnes en train de discuter assis ou debout.
2 octobre
Des lycéens témoignent avoir subi des clefs d’étranglement par des policiers en civil sans identification.

Lycée Pasteur, Strasbourg
1er octobre
Uniquement les lycéens de l’établissement, en groupes devant le collège. Tirs de lacrymogènes et de LBD (en cloche) dans les groupes. Circulation non bloquée, enfants obligés de courir sur la chaussée avec des véhicules de secours qui circulent.
Des parents du collège Pasteur à côté relatent que leurs enfants sont arrivés au collège après avoir subi des tirs de lacrymogènes et ont été incommodés par les gaz.

Lycée Kléber, Strasbourg
30 septembre
– dans la matinée, un lycéen s’est avancé vers les policiers qui faisaient une ligne devant le lycée, pour aller leur parler calmement. Cela a duré trois secondes, il est vite revenu vers ses camarades. Le soir, en revenant place de Bordeaux, je l’ai vu se faire embarquer et il a été mis en garde à vue. Apparemment, il aurait fait un doigt d’honneur aux policiers et il aurait crié ACAB. Les flics ont affirmé que crier ACAB les mettait en danger et lui ont répondu qu’il s’agit de menaces de mort.
– en début d’après-midi, un lycéen s’est fait rouler dessus sur le trottoir de Boulevard Gambetta avant de se faire embarquer par les flics.
1er octobre
– à 8h45, les lycéen.nes rassemblé.es devant l’établissement ont été directement dispersé.es avec du gaz lacrymogène, sans sommation.
– Etaient présent.es uniquement les lycéen.nes de l’établissement, en groupes devant le collège. Dans les groupes, ils ont reçu des tirs de lacrymogènes et de LBD (en cloche) ;
– la circulation des trams et des voitures n’était pas bloquée sur la place de Bordeaux. Pendant les mouvements de foule, les jeunes étaient obligé.es de courir sur la chaussée et sur la place de Bordeaux, c’était très dangereux ;
– l’air dans le quartier était irrespirable à cause des nombreux jets de lacrymogène. Les voisins habitant à plusieurs centaines de mètres ont été obligés de fermer les fenêtres, tellement l’air piquait les yeux à l’intérieur de l’appartement ;
Des lycéen.nes témoignent avoir reçu des coups de matraque lors de la dispersion d’un rassemblement devant le lycée. Aucune sommation n’a été entendue.

Lycée Bugatti, Illzach
1er octobre
Insulte raciste envers deux élèves noirs pacifiques, qui étaient les deux premiers à sortir, ils marchaient sans rien dans les mains. Les policiers en poste : « les deux noirs là-bas tu me les surveilles ils vont faire n’importe quoi », suivi d’autres insultes.

Lycée Montaigne, Mulhouse
1er octobre
– Un jeune pacifique a reçu un tir de flash-ball dans l’abdomen, la blessure était visible, prise en charge rapide par les pompiers ;
– Plusieurs jeunes pourchassés par la police et plaqués au sol ;
– avec la circulation automobile non bloquée, des enfants ont été poussés à courir sur la route malgré les véhicules et malgré les avertissements répétés des parents aux forces de l’ordre, notamment pendant des charges de la police.

Lycée Louis Armand, Mulhouse
1er octobre
– une lycéenne mineure s’inquiète que la police nationale embarque un lycéen et leur crie « ne lui faites pas ce que vous m’avez fait à moi hier », un.e personnel du lycée confirme qu’elle a été interpellée la veille et s’est plainte de violences subies durant sa garde à vue ;
– de très nombreuses grenades fumigènes et lacrymogènes (modèle CM6) tirées pour disperser les lycéen.nes qui sont tranquillement présent.es soit devant le lycée (blocage filtrant) soit sur les voies du tram ;
– une lacrymo a atterri dans le centre de contrôle technique en face du lycée, une autre sur un enseignant sortant du lycée en voiture (il s’est retrouvé gazé dans sa voiture). Le tout est assorti de commentaires de policiers qui « comptaient les points » et qui menacent de tirer à bout portant.
– 3 élèves du lycée arrêtés dont deux mineur.es ; une arrestation musclée : un jeune a été plaqué au sol avec deux policiers sur lui alors qu’il était menotté et calme.
– un collégien arrêté violemment par trois policiers.

Lycee Couffignal, Strasbourg
1er octobre
-Tir de LBD dès 8h, reçu sur les jambes, les bras et le visage provoquant des blessures. Nombreux malaises dont 3 prises en charge par le SAMU suite aux gazages de masse (plusieurs par minutes en continue de 8h à 10h20). 2 palets de lacrymogènes ont atterri sur la tête de lycéens.

Place de l’étoile, Strasbourg
1er octobre, 12h
Trois voitures de police arrivent à toute berzingue par la voie du tram, au risque de renverser les manifestant·es pacifiques. Nuées de lacrymogènes envoyées sans sommation en face du bâtiment administratif de l’Eurométropole (arrêt Etoile Bourse) dans un lieu fréquenté par des familles et des enfants.

Université de Strasbourg
2 octobre, 12h
Les CRS sont entrés à plusieurs reprises, même si brièvement, sur le Campus Esplanade et ont lancé des grenades lacrymogènes à profusion depuis le boulevard de la Victoire. Au même moment, des personnels et des étudiants, pas forcément impliqués dans la mobilisation, étaient présents sur les lieux et dans les bâtiments alentours ;
De nombreux tirs de flashball en cloche, un individu a été blessé.

Porte Jeune, Mulhouse
2 octobre
– 10h, deux CRS et un policier de la bac passent à côté de nous (2 femmes et deux ados) et nous insultent « Z’êtes des merdes ! » ;
– 10h30, 7-8 adultes font une chaîne pour s’interposer entre les CRS et les jeunes. Une femme monte sur un plot, un mégaphone à la main. Elle commence à exprimer sa solidarité avec les jeunes.
Quelques secondes plus tard de la lacrymogène est balancée directement à ses pieds. Dispersion. On gueule sur les CRS. Un d’eux dit « il y a eu une sommation ». Nous étions aux premières loges : il est certain qu’aucun ordre de dispersion n’a été formulé.
– entre 11h et 11h30, 4 policiers ont porté une jeune couchée et lui ont enlevé ses vêtements jusqu’à voir ses parties génitales vers 11h 11h30 ;
– à 15h30, près du Lycée Montaigne, un jeune s’est fait interpeller alors qu’il ne faisait rien. Il s’est fait balayer par terre. Le témoin s’est aussi fait balayer. Présence de la Brigade Spécialisée de Terrain.

Collège Foch et Lycée Schuman, Haguenau
Jets de grenades lacrymogènes et charge policière sur des lycéen.nes autour de l’établissement.