
Nous terminerons par un moment convivial avec un goûter type auberge espagnole !
Égalité salariale, lutte contre la précarité : pourquoi nous mobiliser pour la journée internationale des luttes des femmes ?
★ 80% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes
★ les Femmes gagnent toujours 22% de moins que les Hommes
★ 48% des Femmes retraitées (et 14% des Hommes) touchent moins de 1000€ par mois
Plusieurs combats sont en cours pour l’égalité des genres et pour des conditions de travail décentes.
☆ ☆ Transposition de la directive européenne transparence des salaires
Une directive européenne adoptée en 2023 oblige à la transparence des rémunérations, à l’embauche et pendant toute la carrière, à une refonte des grilles de métiers pour revaloriser les métiers féminisés, et un meilleur recours en justice en cas de discrimination salariale. Elle devait être transposée dans le droit français en juin 2026 pour faire effet. Or les négociations n’avancent pas, par blocage du patronat, qui joue la montre. C’est un déni de démocratie pur et simple.
☆ ☆ Lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants par une loi cadre intégrale
Des femmes qui gagnent moins, précarisées, discriminées, en situation vulnérable, sont plus sujettes à subir des violences sexistes et sexuelles. Une coalition d’organisations féministes et enfantistes, dont des syndicats, ont élaboré 140 mesures de protections pour consolider l’arsenal existant et gagner en efficacité contre l’impunité des agresseurs. Une loi-cadre intégrale à été déposée en novembre dernier au Parlement. Certaines mesures pourraient être applicables immédiatement, avec une réelle volonté politique et une pression continue.
☆ ☆ Revalorisation des conditions de travail pour les AESH
94% des AESH (Accompagnant·es d’élèves en situation de handicap) sont des femmes, en majorité à temps partiel et avec de faibles salaires. Cette précarité est entretenue par le gouvernement qui refuse de leur accorder un vrai statut. La revalorisation des métiers féminisés est une condition indispensable de l’émancipation sociale collective.
☆ ☆ Justice sociale pour la culture !
Mécaniques patriarcales et culte de la propriété sont le ciment de l’industrie culturelle. Isolé·es et dépourvu·es de droits fondamentaux, les corps à l’origine du travail de création sont niés et éreintés, les rendant plus exposé·es aux discriminations Hommes/Femmes et aux VHMSS. Le projet de loi de « continuité de revenus pour les artistes-auteur·ices » est un espace d’appropriation des statuts et de convergence des luttes. Il nourrit des imaginaires collectifs et rend concret des utopies comme le salaire à vie, nous rendant plus solidaire face à la montée du fascisme
☆ ☆ Pas de société sans le travail gratuit des « assisté·es »
Garde d’enfants, cuisine, ménage, taxis, éducation, services aux voisin·es, petits boulots, écoute et soutien, aidant·es… 365 jours par an, nous faisons toustes un travail indispensable à la société, quel que soit notre statut et notre situation. Ne cédons pas à la division factice travailleur·ses / assisté·es : ce travail est bien plus précieux pour notre société qu’un patron ou des actionnaires qui extirpent la valeur de notre travail pour leur intérêt personnel.
Nous avons le pouvoir d’agir. Collectivement, nous pouvons maintenir la pression – dans la rue, dans les négociations. Pour prêter de la force aux organisations qui luttent pour nos droits, et pour être soutenu·e dans vos conditions de travail, syndiquez-vous !
